FIBD Angoulême janvier 2012 // programme de Tartamudo éditions
La Guerre des Gaules (livre premier) de Tarek et Pompetti : dédicace des auteurs sur le stand, du vendredi 27 après-midi au dimanche 29 après-midi.
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La Guerre des Gaules
L’éditeur a tiré pour l’occasion un ex-libris sur papier de luxe ainsi que des posters A3 de la couverture.
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Ex-libris
Turcos, le making-off • Un documentaire écrit et réalisé par Tarek // Montage d’Hélios Figuerola
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Turcos le making-off
Les projections sont programmées les vendredi 27 à 13h, samedi 28 à 18h et dimanche 29 à 12h30 // Salle Nemo dans le bâtiment Castro.
Vendredi 27 après la projection du documentaire, Tarek rencontrera une classe de collégien pour parler de sa bande dessinée Turcos.
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Notre album est sélection pour le prix Tournesol. La remise du prix se fera au GARAGE, 10 rue Raymond Poincarré, Angoulême (près de la place du Champ de mars) le vendredi 27 à 18h30.
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Turcos, le jasmin et la boue
Contact(s) :
- Rébecca JOVER (Editeur) - José JOVER (PDG)
Lieu d’exposition : Le nouveau monde
Emplacement : N 48
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"Turcos" : La question de la mémoire - Actua BD: l'actualité de la bande dessinée
Revenu de la terrible boucherie de 14-18 au cours de laquelle il a combattu, Mourad Ben Slimane se retrouve dans le village de Saint-Arnaud, à proximité de Constantine. Dans le creux de sa main, le jasmin, séché, que lui avait donné son ami Alouache lors de leur arrivée en France en lui confiant : « Prends ce jasmin, mon frère ! Il te portera chance et tu penseras au pays quand tu te sentiras seul... ».
Soldats oubliés du Courneau, par Stephan Ferry et Philippe Lespinasse (Le Monde diplomatique)
A gauche de la petite route forestière qui mène de La Teste-de-Buch à
la dune du Pyla, près d’Arcachon, se dresse une curieuse butte de
sable, couverte de fougères et de pins maritimes. Sous ce tumulus
oublié, que certains habitants appellent toujours le « cimetière des Nègres », sont ensevelis un millier de corps, pour l’essentiel des soldats africains des troupes coloniales.
Un panneau à l’entrée du mémorial évoque brièvement l’histoire du
camp d’hivernage du Courneau, construit en 1916 à un kilomètre de là.
Ses vestiges ont aujourd’hui disparu. Deux stèles rappellent le tragique
destin des hommes qui, par centaines, y ont péri. L’une, massive, donne
à voir des visages africains sculptés dans la pierre. L’autre, fichée à
flanc de tertre, dit en arabe la grandeur d’Allah. La plupart de ces
soldats étaient musulmans. Aucun nom n’est mentionné. Seuls figurent des
chiffres : « Aux 940 Sénégalais, 12 Russes morts pour la France, 1914-1918 ». Les morts du Courneau, qu’ils soient noirs, malgaches, russes ou français, n’ont pourtant pas toujours été anonymes.
Abrité par les dunes et les pinèdes, situé à proximité d’une
canalisation d’eau potable et desservi par une voie ferrée, le camp du
Courneau accueille les soldats africains débarqués à Bordeaux, afin de
les former au maniement des armes. Il dispose aussi d’un hôpital, où
sont soignées les blessures et les maladies contractées sur le front,
ainsi que les affections pulmonaires.
En 1916 et 1917, les combats font rage dans le nord-est du pays. Des
bataillons de tirailleurs sénégalais (BTS), dont la formation n’est pas
toujours achevée, sont envoyés à la bataille de la Somme, à l’assaut du
fort de Douaumont ou sur le front d’Orient. Beaucoup s’illustrent par
leur bravoure. Quelques jours après son départ du Courneau, le 61e BTS
prend ainsi la tranchée de l’Entrepont sous un déluge de neige, de pluie
et d’obus. Le « sang noir » coule et, au Chemin des Dames, le général Charles Mangin gagne son surnom de « boucher des Noirs ».
Au début de chaque hiver, les « Sénégalais » sont retirés des zones (...)
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